Tu vois, c'est aussi simple que ça.

Il y a ton sourire ; c'est comme une évidence. Il y a cette route, cette danse. Il y a les gens et puis nous au milieu. Fragiles et incompréhensibles puisque volent nos esprits. Il y a nos coeurs, corps qui d'un commun accord ne veulent pas se séparer. Il y a tes mots qui résonnent au creux de mon oreille. Il y a ce sentiment de honte qui s'intalle peu à peu. Il y a le jour, la nuit. Il y a nous, et tout ce qui s'ensuit ; mais il y a elle aussi. Il y a cette odeur qui m'ennivre. Il y a ces mains qui se cherchent. Ces mots que je voudrais dire. Il y a la pluie et la neige. Il y a ces endroits, ces moments à attendre. Il y a ton visage qui est constant dans mon esprit. Il y a cette obsession de l'autre. Il y a ton regard comme un nouvel espoir. Il y a tout ce temps perdu à chercher. On avait le choix, l'autoroute ou ce petit chemin. On a choisi le chemin. Pour vivre bien, vivons cachés. Il y a ces gens que je déteste et cette impression que tu me testes. Il y a des obstacles à n'en plus finir mais tout s'efface grâce à ton sourire. Il y a cet amour qui ne s'installera jamais. Ce bonheur de juste profiter. De ces moments, de ces instants. Volés ou pris. Il y a ce mur et moi à ses pieds. Je suis le non, la négation. Toi le tourment et l'abolition. L'infini pardon. Mais rien ne change, non rien ne bouge. Non rien ne s'efface, rien ne s'oublie. L'âge est défini. Je resterai sage et toi pris.

# Posté le samedi 07 novembre 2009 08:34

Tes actes parlent si fort que je n'entends pas ce que tu dis.

On écrit pour en finir avec soi-même mais dans le désir d'être lu, pas moyen d'échapper à cette contradiction. C'est comme si on se noyait en criant : « Regarde, maman, je nage ! » Ceux qui hurlent le plus fort à l'authenticité se jettent du quinzième étage, en faisant le saut de l'ange : « Voyez, je ne suis que moi ! » Quant à prétendre écrire sans vouloir qu'on vous lise , c'est pousser jusqu'au ridicule le rêve d'être à la fois l'auteur et le lecteur.

# Posté le samedi 07 novembre 2009 05:47

We write.

Peu importe ce qu'on pourra vous dire, les mots et les idées peuvent changer le monde.

# Posté le vendredi 06 novembre 2009 16:26

Mieux vaut mourir incompris que passer sa vie à s'expliquer...

Quoi ? Tu veux qu'on se lie à demeurer au premier objet qui nous prend, qu'on renonce au monde pour lui, et qu'on n'ait plus d'yeux pour personne ? La belle chose de vouloir se piquer d'un faux honneur d'être fidèle, de s'ensevelir pour toujours dans une passion, et d'être mort dès sa jeunesse à toutes les autres beautés qui nous peuvent frapper les yeux ! Non, non : la constance n'est bonne que pour des ridicules ; toutes les belles choses ont droit de nous charmer, et l'avantage d'être rencontrée la première ne doit point dérober aux autres les justes prétentions qu'elles ont toutes sur nos coeurs. Pour moi, la beauté me ravit partout où je la trouve, et je cède facilement à cette douce violence dont elle nous entraîne. J'ai beau être engagée, l'amour que j'ai pour un garçon n'engage point mon âme à faire injustice aux autres ; je conserve des yeux pour voir le mérite de toutes, et rends à chacun les hommages et les tributs où la nature nous oblige. Quoi qu'il en soit, je ne puis refuser mon coeur à tout ce que je vois d'aimable ; et dès qu'un beau visage me le demande, si j'en avais dix mille, je les donnerais tous. Les inclinations naissantes, après tout, ont des charmes inexplicables, et tout le plaisir de l'amour est dans le changement. On goûte une douceur extrême à réduire, par cent hommages, le coeur d'un jeune homme, à voir de jour en jour les petits progrès qu'on y fait , à combattre par des transports, par des larmes et des soupirs, l'innocente pudeur d'une âme qui a peine à rendre les armes, à forcer pied à pied toutes les petites résistances qu'elle nous oppose, à vaincre les scrupules dont il se fait un honneur et le mener doucement où nous avons envie de le faire venir. Mais lorqu'on en est maître une fois, il n'y a plus rien à dire ni rien à souhaiter ; tout le beau de la passion est fini, et nous nous endormons dans la tranquillité d'un tel amour, si quelque objet nouveau ne vient réveiller nos désirs, et présenter à notre coeur les charmes attrayants d'une conquête à faire. Enfin, il n'est rien de si doux que de triompher de la résistance d'une belle personne, et j'ai sur ce sujet l'ambition des conquérants, qui volent perpétuellement de victoire en victoire, et ne peuvent se résoudre à borner leurs souhaits. Il n'est rien qui puisse arrêter l'impétuosité de mes désirs : je me sens un coeur à vouloir toute la terre... Je souhaiterais qu'il y eût d'autres mondes, pour y pouvoir étendre mes conquêtes amoureuses.

# Posté le vendredi 06 novembre 2009 14:40