C'est comme ça.

J'en ai marre. De toutes manières c'est simple, tout ce que tu racontes c'est du vent ; t'es l'armée de l'air à toi tout seul. Mais ce qui me désole le plus vois-tu, c'est pas le fait de m'être un minimum attaché à un mec aussi con que toi. Non, c'est juste d'avoir perdu mon temps. J'ai l'impression que tu m'as tout pris. Même mon inspiration me fais défaut. J'en suis réduite à laisser quelques stupides mots ici ; des mots dénués de sens et que j'aligne sans intérêt. Non finalement c'est toi qui est sans intérêt. Mais tu vois, je te donnerais quand même une toute petite qualité, tu sais jouer avec les mots, tu emploies ceux qu'il faut quand il le faut. Ca n'enlève rien à ta connerie je te rassure. Alors bien sûr ça paraît simple : "je ne te veux plus, je t'oublie". Oui je croyais aussi, mais finalement ça marche pas comme ça. Et je m'en rend compte petit à petit. Alors prends ce que tu veux ; mon temps, mon inspiration et tout ce qui te fera plaisir, je ne demande qu'une chose : sors de ma tête.

# Posté le dimanche 29 novembre 2009 16:35

In my head.

Certaines histoires ne sont pas faites pour être éclairées et exposées au grand jour, pas faites pour être vécus. D'autres ne connaitront jamais de fin heureuse, et même parfois jamais de début. C'est simplement tentant voyez-vous ; ça vous attire puis ça vous happe. Et vous sentez cette sensation sauvage, tendre et meurtrière vous parcourir le corps. Oui ça vous donne cette impression au fond de vous-même, qui vous laisse croire, dans le plus grand des désespoirs, qu'un jour peut-être ça changera. Non ne ris pas, tu ne peux pas t'en empêcher, personne ne le peux. Même moi j'y arrive pas tu vois, c'est bien trop épique pour mes faiblesses, bien trop violent pour mes envies, bien trop brutale. Les blessures étaient bien trop profondes, les tromperies beaucoup trop habituelles et les mensonges bien trop cruels. De ton coté, comme du mien, nous n'avons pas su nous arrêter à temps. Tes mots m'ont blessés, tes gestes par la même occasion. J'avais cru pouvoir te montrer, égoïste et conne, que je pouvais te faire souffrir comme tu me faisais souffrir et comme tu persistes à le faire, sans même t'en rendre compte. Mais toi tu ne comprends pas que tous ces mots étaient pour te montrer combien je t'en voulais. Seulement maintenant quand j'y repense, j'ai le sang qui se glace, les yeux qui se ferment. J'ai les lèvres qui tremblent et le coeur qui se serre. Cette histoire est bien trop sinueuse.

# Posté le jeudi 26 novembre 2009 14:43

Modifié le jeudi 26 novembre 2009 17:34

Plus tard d'accord.

Ce soir, je m'abandonne aux quelques touches du clavier avant de penser au néant et aux sables mouvants. J'aurais bien sur aimé te donner le meilleur de moi-même plutôt que les éclaboussures de l'encre sur le papier désormais sali, mais je n'ai pu m'empêcher d'être faible. Je ne le peux toujours pas. Je reste seulement là, enfermée dans cette pièce, assise ici, à écrire. Bien sûr qu'écrire sur toi ne me soulagera pas, je le sais mais c'est plus fort que moi. C'est comme une chose absolue, qui vous domine et qui vous tue. Mais pas tout de suite. Pas d'un coup vous voyez, non ça serait trop facile. Non ça vous prend dans les tripes, ça joue dans votre estomac, ça vous retourne la tête et vous emmêle les pieds ; finalement, ça vous flingue dans chaque partie de votre être le plus doucement possible. Oui ça vous tue à petit feu. C'est plus sadique comme ça, parce-que oui, l'amour est quelque chose de sadique. Y a pas de papillons, de fleurs jamais fanées dans une prairie toujours verte, y a pas non plus de douces mélodies à vous emporter. Non c'est des conneries tout ça. La seule chose qui vous emporte, c'est la douleur. Ah oui, elle vous emporte tellement loin. Elle vous prend et vous met au bord de la route, à un endroit d'où vous aurez du mal à revenir si vous n'y êtes jamais allé auparavant. Oui mais c'est ça l'amour, l'amour c'est bon quand on en connait les conséquences. Seulement non ça ne marche pas comme ça. Y a toujours un début, une première fois à tout. Et vous allez me dire que je ne suis qu'une pessimiste, une horrifiée des sentiments ; oui peut-être, mais je préfère m'en méfier maintenant que d'en souffrir après. Parce-que jamais, pour rien au monde, je ne voudrais être à la place de qui que ce soit d'entre vous, qui laisserez partir la personne que vous aimiez le plus au monde, parce-que quoi qu'il arrive, un jour ou l'autre, elle finira bien par partir, et quoi que vous en pensiez, que vous le montriez ou non, ça vous fendra le coeur. Mais je m'en fiche, et j'en ris même. Donnez votre coeur, allez y, riez, aimez, partagez, mais un jour, vous souffrirez.

# Posté le mercredi 25 novembre 2009 09:24

Modifié le mercredi 25 novembre 2009 15:45

F.

Je m'amuse de singularités, tout comme j'apprécie l'exclusivité de nos conversations. Elles ont le goût même des alcools forts que l'on détourne avec brio au profit des mélanges trompeurs. Désormais vois-tu, j'ai ton rire, constamment, au creux de mon oreille, j'ai ton amitié au bout de mes doigts. Je t'admire, je t'admire pour ce que tu es au plus profond de toi. On peut bâtir son bonheur sur une intonation spéciale, au son d'un rire particulier, d'une présence unique; la tienne me réconforte. Tu m'apportes chaque jour, le sourire et les rires qui manqueraient à ma vie. En attendant j'apprends de toi, tout en ayant cette impression qu'à tes côtés, je suis meilleure ; et pour tout ça, je ne te remercierai jamais assez.

# Posté le mercredi 25 novembre 2009 08:29

Alicia.

On était assise toutes les deux l'une à côté de l'autre sur le même banc. J'avais pris l'habitude d'emprunter le même chemin qu'elle, de rire à ses blagues, et de comprendre ce qu'elle voulait me dire rien qu'en croisant son regard. Je m'étais attachée à la moindre petite molécule de cette personne, à n'importe quel air sur son visage, n'importe quel ton de sa voix. J'étais là pour elle, elle était là pour moi. Je m'étais habituée à ce soutient constant, à cette amitié si pure, qu'elle m'apportait chaque jour. A chaque bise sur mes joues, chaque mot. J'avais pris le temps de la connaitre bout par bout, sans jamais être déçue une seule fois par ce que je découvrais chaque jour. J'avais pris le temps de comprendre chacun de ses raisonnements, de pénétrer dans son cerveau, m'apercevant qu'au fil du temps, je me comprenais mieux moi même. Et subitement j'avais compris, j'avais compris qu'elle, plus que n'importe qui, me ressemblait. Oui j'avais compris pourquoi, pourquoi cet attachement soudain. Pour la première fois, je m'étais découvert moi même au travers d'une autre. Elle était moi. Désormais je suis seule sur ce banc, j'avance sans toi sur ce chemin, mais peu m'importe, tu restes dans mon coeur, et je l'affirme, tu resteras à jamais ma plus belle amitié.

# Posté le mardi 24 novembre 2009 15:55